François SICARD prépara plusieurs plâtres de différentes figures, de plusieurs grandeurs. Les pierres calcaires choisies par l’artiste provenaient de la carrière de Pouillenay, près d’Alésia, en Bourgogne.

Si les blocs dans lesquels furent taillés les poilus, furent acheminés relativement facilement à destination, il n’en fut pas de même du bloc principal de 16.200 kg, destiné à la sculpture de Clemenceau. Les chemins de fer de l’époque, ne possédant pas d’appareils de levage adéquat, le bloc resta plusieurs semaines à Chantonnay où il fut dégrossi sur place avant d’arriver à l’atelier de Sainte-Hermine.

Courant avril 1920, l’équipe de Virgile Magliari, le praticien, commença le travail préparatoire de dégagement des blocs dans un atelier situé à Ougnettes près de la gare de Sainte Hermine.

© Arch. dép. Vendée, Fonds Bujeaud, 83 Fi 3

A la mi-novembre 1920, le monument terminé est installé à sa place définitive, alors place Saint Hermand.
Clemenceau se montra satisfait et accepta l’idée de présider son inauguration.

Courant mai 1921, sur les indications de François SICARD, Magliari retouche le monument en supprimant des détails sur la partie basse (les fascines) et sur le pourtour du bloc principal.

Le 2 octobre 1921, le monument est inauguré en présence de Georges Clemenceau, de personnalités et d’une foule nombreuse.